Projection-débat : GERRY (2002) de Gus Van Sant le 6 juin !

Pour la dernière séance de notre cycle autour du thème de la disparition, rejoignez-nous dans le désert californien en compagnie des deux Gerry dans l’inoubliable film de Gus Van Sant qui porte leur nom.

En 2004, dans le sillage de la palme d’or de 2003 pour Elephant, le public français découvrait avec Gerry un objet fascinant, réalisé deux ans plus tôt. L’errance de ses deux personnages semblait raviver une force primaire du cinéma : la capacité à faire exister un monde avec presque rien. Deux silhouettes perdues dans le désert, deux visages perdus dans leurs pensées, et une question : « que reste-t-il quand tout a disparu ? ».

Pour échanger après la séance, nous aurons le plaisir de recevoir Tatiana Monassa. Critique de cinéma, chercheuse et membre de l’association Braquage, consacrée au cinéma expérimental et à la pédagogie du cinéma, elle enseigne l’analyse de film, la théorie et la critique à l’université et a écrit sur les films de Gus Van Sant à plusieurs reprises.

Copie 35mm
Durée : 1h43

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 6 juin à 20h
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon, lignes 4 et 10
RER Luxembourg, ligne B
Bus 21, 63, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

 

Publicités

Double programme le 2 mai : MUR MURS et DOCUMENTEUR d’Agnès Varda !

En hommage à la réalisatrice Agnès Varda, nous poursuivons notre cycle consacré à la disparition avec ce diptyque trop méconnu, réalisé pendant son séjour californien.

Face A : « Mur Murs », chatoyant documentaire sur les fresques de Los Angeles et ceux qui les peignent, ceux qui les paient et ceux qui les regardent.

Face B : « Documenteur », peut-être la plus belle fiction de Varda, et l’une de ses plus personnelles. Émilie (la monteuse Sabine Mamou), double de la cinéaste, est une Française exilée à Los Angeles, livrée à elle-même après le départ de son compagnon, Tom. Elle s’occupe seule de leur fils Martin (Mathieu Demy) et tente tant bien que mal de se raccrocher à la vie en contemplant le monde autour d’elle.

Les films seront suivis d’un débat avec Louis Séguin, réalisateur et critique aux Cahiers du cinéma.

Copies DCP
Durée des deux films : 2h26 au total

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 2 mai à 20h
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

Projection-débat : LA CHAMBRE DU FILS de Nanni Moretti le 4 avril !

Lorsque Nanni Moretti incarne, dans La Chambre du fils (2001), un bon père de famille, psychanalyste à la ville, perdant soudainement l’un de ses enfants dans un accident, c’est pour mieux remettre en question un certain modèle de bonheur clanique. Il s’attache à prouver que ses brèches sont intrinsèques et qu’aucun dispositif, même familial, ne saurait être autre chose qu’une garantie de responsabilité (et donc de culpabilité) et de gestation de la douleur. À travers ce film irrigué de fêlures, le cinéaste nous apprend à subir une épreuve de maturité et à faire le deuil de notre propre enfance.

Ce mélodrame éclairé lui vaudra d’obtenir la Palme d’or à Cannes.

Son documentaire Santiago, Italia, sorti le 27 février 2019, est actuellement visible en salles.

Pour parler du film, nous aurons le plaisir d’accueillir Aurore Renaut, maître de conférences en études cinématographiques à l’université de Lorraine et directrice de l’ouvrage Journal intime, Nanni Moretti. Voyages en archipel (2017) aux éditions Le Bord de l’eau.

Copie 35mm
Durée du film : 1h39

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 4 avril à 20h30
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

 

Projection-débat : LA FEMME SANS TÊTE de Lucrecia Martel le 7 mars !

Veronica (Maria Onetto) est au volant de sa voiture quand, dans un moment de distraction, elle heurte quelque chose – ou quelqu’un. Elle poursuit sa vie comme si de rien n’était. Lorsqu’elle commence à s’interroger sur ce qui s’est passé sur la route ce jour-là, les traces de l’accident semblent mystérieusement disparaître les unes après les autres.

Onze ans avant ZAMA, reçu avec un enthousiasme unanime l’an dernier, Lucrecia Martel explorait déjà l’histoire trouble et la société malade de l’Argentine dans cette fable énigmatique présentée en compétition à Cannes en 2007. Derrière ce portrait elliptique d’une femme qui refuse de voir et dont le quotidien est peu à peu dévoré par l’hallucinatoire, c’est tout un refoulé traumatique, politique, mémoriel qui envahit l’espace filmique.

Nous aurons le plaisir de recevoir, pour parler du film, Gabriela Trujillo.
Docteure en cinéma, critique, ancienne professeure à l’École du Louvre et à la New York University, Gabriela Trujillo est spécialiste des avant-gardes latino-américaines et européennes. Elle travaille à l’action culturelle de la Cinémathèque française et a écrit sur Lucrecia Martel, Hugo Santiago, Mario Peixoto, Claudia Llosa, Raoul Ruiz, Jean Eustache, Robert Bresson, Chantal Akerman et Erich von Stroheim.

Copie 35mm
Durée du film : 1h27

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 7 mars à 20h30
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

 

Projection-débat : LES JOURS OÙ JE N’EXISTE PAS de Jean-Charles Fitoussi le 7 février !

Le cinquième film de notre programmation 2018-2019 autour du thème de la disparition sera Les jours où je n’existe pas de Jean-Charles Fitoussi. Adapté de la nouvelle « Le Temps mort » de Marcel Aymé, il s’agit du premier long-métrage du cinéaste. Il a reçu le Grand Prix du festival Entrevues de Belfort en 2002. Le film est la quatrième pièce de la série « Le Château de Hasard », nom intriguant que donne Jean-Charles Fitoussi à l’ensemble de son œuvre.

En voici le pitch : Le problème avec Antoine, c’est qu’il n’existe qu’un jour sur deux. Et voila qu’il rencontre Clémentine, vivante à temps plein.

Dans ce film, le protagoniste disparaît littéralement un jour sur deux, et n’aura à la fin vécu que la moitié de sa vie : « Sa vie est à l’image d’un film, fait de pleins (les plans – moments où la caméra tourne, jours où il existe) et de vides (les raccords – moments où la caméra ne tourne pas, jours où il n’existe pas et où la réalité lui échappe). Or j’ai toujours été fasciné, au cinéma, par les « trous » entre les plans, que l’on s’efforce la plupart du temps de masquer. L’habitude, héritée d’Hollywood, est de tout faire pour donner l’illusion de la continuité là où, en fait, il n’y a que discontinuité : dans le passage d’un plan à un autre. C’est la même chose pour Antoine : il a des trous entre ses jours d’existence, et, du coup, des problèmes de raccord (quand Clémentine ne rentre pas à l’heure, par exemple). » (Jean-Charles Fitoussi)

Jean-Charles Fitoussi sera présent pour échanger avec nous sur le film.

Copie DCP
Durée du film : 1h51

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 7 février à 20h30
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

Projection-débat : L’HOMME QUI VOULAIT SAVOIR de George Sluizer le 10 janvier

Quatrième film de notre programmation autour de la disparition, « L’homme qui voulait savoir » de George Sluizer est un diamant noir méconnu. Sortie fin 1989 en France, il gagne petit à petit une aura culte, notamment grâce à la performance bouffonne et inquiétante de Bernard-Pierre Donnadieu.

Sur la route des vacances, Rex et Saskia s’arrêtent sur une aire d’autoroute. L’homme s’éloigne du véhicule pendant quelques minutes. À son retour, sa compagne a disparu. Fou de douleur, il renonce à sa vie professionnelle et sociale pour se consacrer exclusivement à la recherche de la disparue. Après trois années d’une quête infructueuse, il reçoit une étrange carte postale, dont l’auteur prétend connaître la vérité sur la disparition…

Nous sommes très heureux de pouvoir vous présenter une copie restaurée de ce chef-d’oeuvre difficile à voir depuis de nombreuses années. Cette projection sera l’occasion de revenir sur l’œuvre de George Sluizer (assistant de Herzog sur Fitzcarraldo, mais également réalisateur du dernier film – non terminé – avec River Phoenix) et d’interroger ce film entêtant et obsédant.

Copie DCP
Durée du film : 1h47

Pour parler du film, nous aurons le plaisir de recevoir Anouk Sluizer, productrice et fille du cinéaste qui vient de restaurer le catalogue de films de son père !

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 10 janvier à 20h30
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

Projection-débat : NOBODY KNOWS de Hirokazu Kore-eda le 6 décembre !

Troisième film de notre programmation autour de la disparition, « Nobody Knows » de Hirozaku Kore-eda a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2004 où Yûya Yagira a obtenu le Prix d’interprétation masculine.

Dans ce film tiré du fait divers des enfants abandonnés de Sugamo, le film met en scène Keiko (la pop star You, dans son premier rôle au cinéma), mère célibataire qui vit seule avec ses quatre enfants : Akira, Kyoko, Shigeru et Yuki, issus de quatre pères différents. La famille emménage en cachette dans un appartement plus spacieux : afin d’obtenir le logement, Keiko a dû faire croire au propriétaire qu’elle n’avait qu’un fils unique. Akira assume toutes les tâches ménagères, avec l’aide de sa sœur Kyoko, pendant que leur mère travaille. Or, un jour, elle ne revient pas. Les enfants se retrouvent alors livrés à eux-mêmes.

À quelques jours de la sortie de sa Palme d’or, « Une affaire de famille » (en salles le 12 décembre), la séance sera l’occasion de redécouvrir en 35 mm l’un des films les plus bouleversants du metteur en scène de « Still Walking » (2008) et « Tel père, tel fils » (2013).

Copie 35mm
Durée du film : 2h20

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 6 décembre à 20h
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

Projection-débat : DOGVILLE de Lars von Trier le 8 novembre

Deuxième film de notre programmation autour de la disparition, Dogville de Lars von Trier s’inspire d’une chanson de L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht.

Dans les années 1930, des coups de feu retentissent un soir dans Dogville, une petite ville des Rocheuses. Grace, une belle femme terrifiée, monte en courant un chemin de montagne où elle fait la rencontre de Tom, un jeune habitant de la bourgade. Elle lui explique qu’elle est traquée par des gangsters et que sa vie est en danger. Encouragée par Tom, la population locale consent à la cacher, en échange de quoi Grace accepte de travailler pour elle. Lorsqu’un avis de recherche est lancé contre la jeune femme, les habitants de Dogville s’estiment en droit d’exiger une compensation, vu le risque qu’ils courent à l’abriter. Mais la pauvre Grace garde en elle un secret fatal qui leur fera regretter leur geste…

Ce premier volet d’une trilogie inachevée sur l’Amérique joue d’un dispositif étonnant. La disparition totale du décor « classique » laisse place à un sol froid sur lequel sont tracés les contours des maisons, des rues, et un banc, tourné vers un extérieur invisible.

Copie 35mm
Durée du film : 2h59

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 8 novembre à 20h
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

Projection-débat : HOLLOW MAN de Paul Verhoeven le 18 octobre

Pour ouvrir notre nouveau cycle consacré au thème de la disparition, quoi de plus évident qu’une variation – cruelle et mal aimée – sur la figure de l’homme invisible, ici revisitée à l’ère des effets spéciaux numériques ? Nous vous proposons donc Hollow Man de Pau Verhoeven (2000) !

Sebastian Caine (Kevin Bacon) est un brillant scientifique effectuant des recherches sur l’invisibilité pour le compte de l’armée américaine. Après avoir testé sa formule sur lui-même, il sombre peu à peu dans la paranoïa lorsque son ex-femme (Elisabeth Sue) et ses collègues, inquiets de son tempérament pervers et mégalomane, tentent de l’arrêter.

Film de commande renié par Paul « Le Hollandais violent » Verhoeven lui-même, Hollow Man n’a, contrairement à Showgirls, pas eu la chance d’une réhabilitation tardive. On retrouve pourtant tout le cynisme et l’ambiguïté du metteur en scène de Starship Troopers dans cette fable où l’invisibilité permet à un homme cruel et mégalomane de s’affranchir des lois sociales et morales. Les effets spéciaux, au diapason de cette réinterprétation horrifique du mythe de l’homme invisible, en font une figure moins proche du fantôme que de l’écorché des tables d’anatomie.

A l’issue de la projection, nous discuterons avec Josué Morel, critique de cinéma (Critikat, Outsiders).

Voir l’événement Facebook.

Durée du film : 1h59

ATTENTION
Du fait de circonstances indépendantes de notre volonté, liées aux conditions de diffusion autorisées par le distributeur, les cartes illimitées ne seront exceptionnellement pas acceptées pour la séance. Les détenteurs d’une carte UGC bénéficieront néanmoins d’un tarif spécial de 3€.

RDV le jeudi 18 octobre à 20h30
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Projection-débat : GANDAHAR de René Laloux le 7 juin

33775972_10155313703755759_2873654689520418816_o

Pour la dernière séance de notre cycle consacré au cinéma des années 1980, nous avons choisi GANDAHAR (1988) de René Laloux (précurseur et ambassadeur du cinéma d’animation français, principalement connu pour La Planète sauvage, 1973).

« Au royaume de Gandahar, sur la planète Tridan jadis colonisée par des êtres humains, une vie sereine et pacifique s’est établie, loin de la technologie et de ses instruments de mort.
Mais voici que les oiseaux-miroirs, qui veillent aux limites de Gandahar, annoncent qu’une armée de robots destructeurs est en marche, menaçant l’existence même du royaume. Ces hommes-métal invincibles viennent-ils de Tridan, de l’espace, ou bien d’une autre époque ?
La Reine Ambisextra confie à un jeune servant, Sylvin Lanvère, la mission de le découvrir pour tenter de sauver Gandahar de ce péril mortel. »
(d’après le roman de Jean-Pierre Andrevon)

Voir l’événement Facebook.

Copie 35 mm
Durée du film : 1h23

RDV le jeudi 7 juin à 20h30 au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées