Projection-débat : DOGVILLE de Lars von Trier le 8 novembre

Deuxième film de notre programmation autour de la disparition, Dogville de Lars von Trier s’inspire d’une chanson de L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht.

Dans les années 1930, des coups de feu retentissent un soir dans Dogville, une petite ville des Rocheuses. Grace, une belle femme terrifiée, monte en courant un chemin de montagne où elle fait la rencontre de Tom, un jeune habitant de la bourgade. Elle lui explique qu’elle est traquée par des gangsters et que sa vie est en danger. Encouragée par Tom, la population locale consent à la cacher, en échange de quoi Grace accepte de travailler pour elle. Lorsqu’un avis de recherche est lancé contre la jeune femme, les habitants de Dogville s’estiment en droit d’exiger une compensation, vu le risque qu’ils courent à l’abriter. Mais la pauvre Grace garde en elle un secret fatal qui leur fera regretter leur geste…

Ce premier volet d’une trilogie inachevée sur l’Amérique joue d’un dispositif étonnant. La disparition totale du décor « classique » laisse place à un sol froid sur lequel sont tracés les contours des maisons, des rues, et un banc, tourné vers un extérieur invisible.

Copie 35mm
Durée du film : 2h59

Voir l’événement Facebook.

RDV le jeudi 8 novembre à 20h
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Plein tarif : 10€
Tarif étudiant : 7€
Tarif réduit (séniors/demandeurs d’emploi) : 8€
Cartes illimitées acceptées

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Projection-débat : HOLLOW MAN de Paul Verhoeven le 18 octobre

Pour ouvrir notre nouveau cycle consacré au thème de la disparition, quoi de plus évident qu’une variation – cruelle et mal aimée – sur la figure de l’homme invisible, ici revisitée à l’ère des effets spéciaux numériques ? Nous vous proposons donc Hollow Man de Pau Verhoeven (2000) !

Sebastian Caine (Kevin Bacon) est un brillant scientifique effectuant des recherches sur l’invisibilité pour le compte de l’armée américaine. Après avoir testé sa formule sur lui-même, il sombre peu à peu dans la paranoïa lorsque son ex-femme (Elisabeth Sue) et ses collègues, inquiets de son tempérament pervers et mégalomane, tentent de l’arrêter.

Film de commande renié par Paul « Le Hollandais violent » Verhoeven lui-même, Hollow Man n’a, contrairement à Showgirls, pas eu la chance d’une réhabilitation tardive. On retrouve pourtant tout le cynisme et l’ambiguïté du metteur en scène de Starship Troopers dans cette fable où l’invisibilité permet à un homme cruel et mégalomane de s’affranchir des lois sociales et morales. Les effets spéciaux, au diapason de cette réinterprétation horrifique du mythe de l’homme invisible, en font une figure moins proche du fantôme que de l’écorché des tables d’anatomie.

A l’issue de la projection, nous discuterons avec Josué Morel, critique de cinéma (Critikat, Outsiders).

Voir l’événement Facebook.

Durée du film : 1h59

ATTENTION
Du fait de circonstances indépendantes de notre volonté, liées aux conditions de diffusion autorisées par le distributeur, les cartes illimitées ne seront exceptionnellement pas acceptées pour la séance. Les détenteurs d’une carte UGC bénéficieront néanmoins d’un tarif spécial de 3€.

RDV le jeudi 18 octobre à 20h30
au cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur-le-Prince
75006 Paris

Métro Odéon (lignes 4 et 10)
RER Luxembourg (ligne B)
Bus : 21, 84, 85, 89

Le thème de la programmation 2018-2019 : LA DISPARITION

En 1960, les disparitions de Lea Massari et Janet Leigh dans L’Avventura de Michelangelo Antonioni et Psychose d’Alfred Hitchock ouvraient un nouveau chapitre de l’histoire du cinéma, celui de la modernité. Avec elles, ce n’était pas seulement un objet ou un corps qui disparaissaient (dans la lignée du film noir ou du cinéma fantastique), mais aussi la narration classique et, à travers elle, l’univocité du sens, l’unité du monde.

Cette année, les Couleurs de la Toile vous proposent de revisiter ce motif fondateur de LA DISPARITION à travers une programmation l’explorant sous ses différentes dimensions : plastique, narrative, politique ou poétique.

Plus d’informations sur les séances au fur et à mesure de l’année !